Depuis mes dernières nouvelles de Dubrovnik, j'ai traversé nord-sud ce "nouveau" petit pays de Montenegro que j'ai trouvé fort sympathique. Je ne me suis pas aventuré plus à l'est mais suis resté sur la côte maritime. Quand on a un poids de 50 kg plus le sien à deplacer, on prend quelques instants à étudier le relief de la région avant de tracer la route du lendemain et la côte me convenait très bien.
J'ai passé ma dernière nuit dans un village près de la frontière albanaise. C'est donc au petit matin que je donne mes premiers coups de pédale sur sol albanais. Les changements ne tardent pas à se manifester. Spécialement au niveau de la population qui est d'un tempérament plus chaud et qui n'hésite pas à m'arrêter le long de la route. Par curiosité, pour me demander à manger mais malheureusement souvent pour finalement essayer de me soutirer quelques deniers. La pauvreté est manifeste et les infrastructures nettement plus précaires.
J'ai décidé d'emprunter la nouvelle grande route qui va jusqu'à Tirana car j'ai l'envie de rejoindre cette dernière en un jour. Ce fut donc un long trajet (130 km) pas très intéressant, avec un cortège de klaxons de camions et le vent contraire qui sifflait dans les oreilles mais au moins j'ai atteint mon but celui d'arriver en ville dans l'après-midi.
Dès mon entrée dans la capitale albanaise l'adrénaline a fait son apparition, une faune incroyable sur une chaussée défoncée et détrempée, c'est sans parler de l'air fait d'un mélange nauséabond de gaz nocifs en tout genre et de poussières.
C'est avec curiosité que je vais passer quelque temps ici pour en savoir un peu plus sur cette ville chaotique.